Les tribunes d’Annecy Magazine

Annecy Magazine est le journal municipal d’Annecy qui paraît tous les 2 mois. La tribune est le journal d’expression des groupes politiques, inséré dans le magazine.

Les élus EELV sont intégrés au groupe « Avec vous, Annecy pour tous » en raison de la fusion de nos deux listes au second tour des élections municipales. Nous avons passé un accord d’écriture, nous écrivons une tribune sur deux, même si, à chaque fois le groupe entier valide le texte, ou le corrige à la marge. Il n’en demeure pas moins que nous ne sommes pas visibles, dans cette expression en tant qu’EELV puisque l’ordre des signataires est toujours le même ; il respecte l’ordre sur la liste des candidats au second tour.

C’est pour cela que nous avons décidé de faire paraître les tribunes que nous avons écrites.

AVRIL 2016

La Qualité de l’Air en question

En juillet 2014, sur cette même tribune, nous appelions à la mobilisation sur la qualité de l’air. Nous revenons sur ce sujet pour faire le point sur les avancées et les orientations prises.
Dès les années 1940 – 1950 des élus des bords du lac réalisent que le lac est gravement menacé. Cette prise de conscience, associée à une politique volontariste, a conduit à la création du SILA et nous permet de revendiquer le lac le plus pur d’Europe.
Lac pur, air Pur ?
Entre 2009 et 2015, la moyenne constatée sur les particules fines PM 2,5, positionne Annecy devant Grenoble et Annemasse1. L’InVs écrit dans son étude sur Annecy « une diminution des niveaux des particules les plus fines (PM 2,5) à la valeur guide de l’OMS […] permettraient d’éviter près de 70 décès chaque année, correspondant à un gain économique attendu d’environ 115 millions €/an.
Alors comment avons-nous perdu notre air médicament ?
Sur le bassin, les sources principales de pollution de l’air sont principalement les transports et l’habitat. Comme sur beaucoup de territoires, le tout voiture était le modèle, les normes ne prenaient pas suffisamment en compte l’isolation et c’est l’esprit des « trente glorieuses » qui régnait. De plus notre configuration géographique en bassin limite la dispersion des particules et des autres polluants.
Pour se saisir de la situation, on peut agir sur l’habitat, les transports, la recherche de soutien de l’état, de la population en mettant en œuvre des dispositifs d’information et de concertation. Alors comment la prise de conscience fait-elle son chemin ?
Sur la rénovation thermique : Bien mise en œuvre sur les bâtiments publics ou les programmes sociaux, cela a bien du mal à prendre son essor dans les copropriétés qui représentent la majorité du parc immobilier. Le programme « J’éco-rénove ma copro » va dans le bon sens, mais il y a encore du travail.

Sur le neuf : on note aussi des efforts sur les programmes publics (école Vallin-Fier, serres, cuisine centrale), les programmes sociaux avec des bâtiments HQE ou label Minergie pour l’éco-quartier Vallin-Fier. Par contre, sorti de ces 2 contextes, les programmes ne sont pas garantis (les Trésums par exemple).

Sur les transports et les déplacements : nous sommes très loin du compte. On communique volontiers sur le passage à 110km/h de l’A41 et sa réduction de la pollution. On ne nous dit rien en revanche sur son élargissement et l’augmentation de la pollution associée. Pourtant devant l’urgence climatique, les objectifs sont passés de -20% à – 40% d’émissions d’ici 2030 et les choix faits avec le Bus dit à Haut Niveau de Service et le tunnel sous le Semnoz produiront l’exact inverse sur la rive ouest avec + 40% d’émission2…
Sur la recherche d’aide de l’Etat, on constatera que l’agglo ne s’est même pas inscrite à l’appel à projets « Villes respirables en 5 ans » se privant ainsi de potentiels financements, d’un réseau d’expériences et d’une communication prospective sur le sujet.
Sur la concertation citoyenne : après le branle-bas de combat lié au classement d’Annecy3 , on voit naître un trop court essai de démocratie participative avec le Conseil d’Orientation de la Qualité de l’Air qui regroupe une centaine de personnes environ et dont peu de propositions sont reprises dans le magazine l’Agglo et vous4

Enfin sur les dispositifs d’information, on nous propose un PLQA (Plan Local de la Qualité de l’Air) qui est une spécificité de nos 2 départements Savoyards et n’existe sur aucun autre territoire français.
Pour se saisir réellement de la situation, Annecy se doit d’être moteur et demander au préfet la mise en œuvre d’un Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA).

Donc oui, il y a bien une prise de conscience, mais les choix et les orientations prises par nos exécutifs ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ils font en partie peser le poids de l’action sur les épaules des citoyens, sur les projets liés à la rénovation, alors que sur les transports, les choix entrepris ne répondent pas et loin s’en faut aux enjeux que les annéciens sont en droit d’attendre.

 

 

DECEMBRE 2015

Comment redonner aux jeunes, le goût des autres

Partout, dans les réunions, aux urnes, dans la presse, revient le refrain : où sont les jeunes adultes ? Pourquoi ont-ils déserté les lieux de décisions collectives ? Seules quelques exceptions confirment la règle mais en grande majorité, ils n’ont pas assez d’engagement citoyen.

Notre groupe ne veut pas se contenter d’observer la situation sans agir. Le malaise est profond et il n’y a sans doute pas de solution unique car la jeunesse, elle-même est multiple. Il n’y a pas de solution immédiate car le processus sera long. Ce que nous proposons s’adresse à la génération des jeunes de 12 à 18 ans, ceux qui n’ont pas encore quitté Annecy pour travailler ou étudier ailleurs, ceux qui n’ont pas encore l’âge des engagements citoyens.

La ville d’Annecy compte sur son territoire quatre collèges (deux publics et deux privés) ainsi que quatre lycées (trois publics et un privé). Cette présence d’établissements scolaires du secondaire permet la scolarité de plusieurs centaines d’élèves âgés d’environ 11 ans à leur majorité.
Ils sont souvent les principaux bénéficiaires d’actions conduites par la ville. Il nous semble intéressant qu’ils puissent s’exprimer sur la vie de notre commune et qu’ils puissent proposer des projets au conseil municipal.

Pour cela, notre groupe propose de créer un conseil municipal des jeunes, composé d’élus représentant l’ensemble de la jeunesse inscrite dans les établissements scolaires secondaires de notre ville.

Les enjeux pour notre jeunesse sont très importants : éducation au civisme, participation à la vie de la cité, mise en place de projets, réflexions collectives, visites et conférences sur des sujets d’actualités… Ce serait aussi, pour eux l’occasion de connaître et comprendre le fonctionnement des institutions municipales.

Les enjeux pour l’ensemble des Annéciens sont également primordiaux : propositions de projets et d’améliorations de politiques menées, retour d’expériences et d’idées de la part de la jeunesse, pratique du civisme et lutte contre l’abstention, apprentissage de la solidarité, éducation au respect, à la laïcité et au dialogue…

Le conseil municipal des jeunes est un conseil consultatif qui prépare des projets, soumet des idées, propose des évolutions, librement. Il fait part ensuite de ses propositions au conseil municipal qui décide de leur donner la suite qu’il juge nécessaire. Pour préparer ses délibérations, le conseil municipal des jeunes bénéficie de l’appui des services de la ville. Il peut également constituer des commissions ou groupes de travail thématiques. Les séances du conseil municipal des jeunes sont publiques.

Les modalités d’organisation du conseil municipal des jeunes seraient traitées par une commission ad hoc pour permettre l’installation du premier conseil municipal des jeunes. Ensuite ces modalités pourraient évoluer, sur proposition du conseil municipal des jeunes, par délibération du conseil municipal.

L’intérêt démocratique et civique d’un conseil municipal des jeunes ne fait aucun doute. C’est d’ailleurs pourquoi, d’après l’ANACEJ (Association Nationale des Conseils des Enfants et des Jeunes), il existe aujourd’hui plus de 2000 conseils municipaux de ce type en France. D’ailleurs, en Haute-Savoie, le forum des collectivités territoriales a accueilli, le 7 novembre dernier, les conseils municipaux des jeunes pour inaugurer une exposition sur les institutions.
Ces conseils sont un lieu de démocratie directe intéressant. C’est enfin un lieu où s’apprend et se vit régulièrement le vivre-ensemble, le respect et la tolérance entre jeunes.

La ville d’Annecy aurait tout à gagner à se doter d’un tel outil de démocratie, de civisme et de tolérance.

La tribune qui sortira en décembre est déjà dépassée puisque nous savons maintenant que le Maire n’a même pas voulu que le Conseil Municipal se prononce par vote. Il a botté en touche en proposant que les élus s’étant exprimés se réunissent, dont Pauline Farges (FN) dont le groupe est résolument contre selon le prétexte que ce serait le moyen de « distiller la pensée unique ».

 

Le plus drôle est que des élus de la majorité, en présence de lycéens de Gabriel Fauré se sont retrouvés fort gênés quand il a fallu leur justifier ce refus déguisé.

Quelques extraits de l’article du DL paru ce 25 novembre : Dans le cadre d’une demi-journée de formation à leurs missions, les délégués de classe de seconde et de première du lycée Gabriel Fauré ont rencontré, hier, cinq élus de la majorité municipale.
Mireille Brasier, André Mugnier, François Scavini, Antoine Carré et Thierry Billet ont échangé pendant une heure avec les jeunes. Ils ont fait face à des questions variées et pour certaines pointues, voire piégeuses…
…Les élus se sont efforcés de répondre… en éludant parfois. Ils ont insisté sur l’importance de l’engagement associatif, qui précède souvent l’entrée dans la vie politique…
…Ils ont aussi été invités par les jeunes à expliquer leur refus de créer un conseil municipal des jeunes…
M.R.

DL2

AOUT 2015

TOUS ENGAGES POUR LE CLIMAT !

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, se tiendra à Paris-Le Bourget la COP 21, vingt-et-unième conférence des Nations-Unies sur le changement climatique.

QU’EST-CE QUE LA COP 21 ?

Créée à la Conférence de Rio-de-Janeiro sur le climat en 1992, la COP (Conférence des parties) rassemble les représentants de 195 états.

Elle se tiendra à Paris pour la première fois.

QUELS SONT LES ENJEUX ?

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’activité humaine produit une influence néfaste sur le climat pour l’ensemble de la planète. La hausse de température moyenne constatée est de 0,85 °C en France mais de 2 à 4 °C aux pôles. Cette hausse, plus rapide qu’elle n’a jamais été (auparavant elle s’opérait sur des milliers d’années) produit déjà d’innombrables dégâts.

LES CONSEQUENCES, DEJA VISIBLES, DU CHANGEMENT CLIMATIQUE EN HAUTE-SAVOIE

– hivers plus doux et moins enneigés, recul des glaciers avec une conséquence sur l’approvisionnement en eau, réchauffement des eaux des lacs avec diminution du nombre et de la taille des poissons

– multiplication des vents forts, des orages et des pluies diluviennes

LES CONSEQUENCES POUR DEMAIN :

Tous ces phénomènes se développeront encore dans les années qui viennent.

Quel impact sur les activités économiques de notre territoire ?

– sur l’état de la forêt dont dépend la filière bois

– sur l’agriculture de montagne dont les difficultés risquent de s’accroître (lait, fromages…)

– sur le risque de mise en péril du modèle économique fondé sur le ski (stations, outdoor…)

Un objectif volontariste de diminuer fortement les gaz à effet de serre en agissant sur les transports collectifs et individuels, sur les logements, les productions industrielles et agricoles limiterait la hausse à 2°C d’ici à 2100.

Si la hausse n’est pas limitée volontairement à 2°C, elle s’élèvera de 3 à 4°C en 2100. Les conséquences (réchauffement, montée des eaux, perte de la bio-diversité) seront alors imprévisibles et surtout irréversibles. La planète s’enfoncera alors dans un chaos climatique qui conduira à sa perte… Et nous n’avons pas de planète de rechange !

La COP 21 devra donc prendre des mesures sévères et contraignantes pour tous les états (avec une « Tour de contrôle » supra-étatique et des sanctions efficaces) afin que tous les états prennent des mesures efficaces pour éviter ce chaos.

QUE FAISONS-NOUS A ANNECY ?

Si un mouvement qu’on ne peut nier a été enclenché avec la création de l’agenda 21 puis du Plan Climat Energie Territorial (séries d’actions en faveur de l’environnement), nous trouvons que la politique concernant les déplacements n’est pas assez volontariste.

Un collectif d’associations s’est constitué. Il demande la mise en oeuvre d’une concertation pluraliste et documentée appelée Grenelle des transports et de la qualité de l’air ouverte à tous les citoyens et toutes les associations qui veulent réduire l’impact des transports sur la pollution et les émissions de gaz à effet de serre. Dans l’immédiat, nous demandons un moratoire* sur tous les projets qui facilitent le développement du tout-voiture (élargissement de l’A41, tunnel sous le Semnoz..).

EN CONCLUSION, et comme il ne faut pas laisser aux seuls gouvernements le soin de décider de l’avenir de notre planète, les citoyens peuvent s’engager dès maintenant dans toutes les actions (manifestations, pétitions etc…) destinées à peser sur la COP21 afin d’obtenir des mesures claires et efficaces.

C’est pourquoi nous invitons les citoyens d’Annecy à rejoindre toutes les initiatives des associations environnementales, mais pas seulement, qui se dérouleront sur le bassin annécien de juillet à novembre 2015.

Pour notre avenir, engageons-nous pour préserver notre climat.

* Un moratoire est un terme de droit, qui désigne une décision d’accorder un délai ou une suspension volontaire d’une action. (Source wikipédia)

 

AVRIL 2015

DEUX GRANDS PROJETS INUTILES, COUTEUX ET POLLUANTS POUR ANNECY

Jean-Luc Rigaut et Bernard Accoyer veulent accélérer deux grands projets néfastes pour l’avenir du bassin :

le centre de Congrès sur la presqu’ïle d’Albigny et le tunnel sous le Semnoz.
Nous regrettons profondément que notre demande de soumettre ces projets au vote des citoyens n’ait pas été retenue par les élus majoritaires qui nous gouvernent. Cette démarche aurait permis du débat.

Nous profitons donc de cette tribune pour vous expliquer pourquoi nous sommes CONTRE.

Le centre de Congrès, parallélépipède de béton long de près de 100 m et haut de 9 m (bâtiment de 3 étages) constituera, à une cinquantaine de mètres de la plage et de l’Impérial, une atteinte irrémédiable et permanente à l’environnement de la presqu’île.

De plus, sa fréquentation augmentera considérablement les embouteillages et la pollution sur les bords du lac.

Quant au projet de tunnel sous le Semnoz, destiné à « désengorger la circulation » dans le secteur Trésums/Marquisats, il consiste en fait à creuser un simple tube de 2,9 km de long et à l’accompagner de routes d’accès entre le Mac Donald’s de Sevrier et le Quick de Cran-Gevrier, lequel voit déjà 80 000 passages de véhicules par jour en moyenne.

Ce tunnel en faisant rejoindre l’axe de Genève aux stations savoyardes, sera un véritable « aspirateur à voitures ». Loin de résoudre les problèmes de circulation, il les amplifiera à l’entrée et à la sortie, augmentant ainsi les embouteillages et la pollution. 180 000 véhicules en moyenne sont attendus, dont des poids lourds, or il est connu que les tunnels monotube sont gravement accidentogènes.

Enfin cet aménagement, estimé aujourd’hui à 142 M€ hors accès, ne résoudra aucunement les problèmes de circulation récurrents entre Sevrier et Faverges. Il empêchera, en outre, toute solution d’avenir et non polluante (tram-train, navettes lacustres etc…) pour le bassin annécien dans son ensemble.

L’argent qui sera mis dans ces projets ruineux, inutiles et nuisibles ne pourra pas servir à la mise en œuvre de solutions alternatives en matière de transport, ni à la transition vers une économie verte, ni au développement des services publics. Or nous avons à cœur de porter l’indispensable, l’ardente nécessité de la transition écologique alliée à la justice sociale.

Sans mobilisation citoyenne, ces projets, déjà anciens, devraient voir le jour entre 2015 et 2017, alors que les enjeux environnementaux sont de plus en plus prégnants et que les finances locales seront au plus bas (baisse des dotations de l’Etat).

Les procédures de mises à enquête d’utilité publique ont été lancées. Celle qui concerne le tunnel sous le Semnoz a été votée en décembre. Celle concernant le Centre des Congrès aura sans doute également été votée à l’heure où cette tribune est diffusée.

S’il ressort de ces enquêtes un avis favorable, le Préfet signera les Déclarations d’Utilité Publiques. Les collectivités territoriales pourront alors exproprier les derniers propriétaires des terrains encore privés.

C’est pourquoi nous appelons les populations annéciennes et de l’agglomération à manifester leur opposition à ces projets en donnant notamment leur avis lors des enquêtes publiques à venir et en participant à tout autre forme de mobilisation.

 

NOVEMBRE 2014

ANNECY MAUVAISE NOUVELLE POUR LES LOCATAIRES ANNECIENS

ENCADREMENT DES LOYERS

voeu déposé et présenté au Conseil Municipal du 29 septembre

Annecy est réputée pour les prix excessifs des loyers et leur augmentation constante depuis 2002.

Prenant acte de l’accord du Premier Ministre visant à permettre pour certaines agglomérations en « zone tendue » la mise en oeuvre à titre expérimental de l’encadrement des loyers prévu par la loi ALUR. Nous avons demandé que la ville d’Annecy puisse bénéficier de ce dispositif qui consiste à mettre en place un observatoire local des loyers qui déterminerait ensuite une fourchette de prix. Cette mesure de justice sociale est attendue pour lutter contre le logement cher.

Tous les outils de régulation du marché immobilier doivent aujourd’hui être mobilisés pour faire face à la crise du logement sans précédent que nous traversons et qui a conduit, dans notre ville, à une hausse de 3% par an des loyers entre 2002 et 2012 et qui s’aggrave depuis : avec une moyenne de 11€ le m2 en 2012, 13€ en 2013, nous en sommes à l’automne 2014 à 15,29€ (Source FNAIM). De nombreux habitants de l’agglomération sont aujourd’hui contraints de vivre en périphérie éloignée pour se loger à des prix accessibles, avec des temps et des coûts de déplacement domicile-travail qui augmentent significativement et avec eux la pollution atmosphérique et les embouteillages.

Pourtant la majorité et l’opposition de droite ont rejeté ce voeu. Le Maire nous a opposé deux arguments :

  • « Les loyers sont déjà encadrés ». Il est fait référence ici, au décret du 1er août 2012, reconductible chaque année, qui encadre les loyers à la relocation. Rien n’existe pour les premières locations, or, ce sont elles qui ont fait grimper les moyennes ces dernières années, notamment dans le logement neuf.
  • «L’encadrement des loyers fait fuir les investisseurs et diminuer la construction ». Cette rumeur véhiculée par le lobby immobilier n’a aucun sens. Aucun chiffre, aucune étude n’étaye cette affirmation péremptoire. Et comment d’ailleurs le pourraient-ils ? Les opérations de logements actuellement mis en chantier ont été décidées bien avant que la loi ne soit votée, laquelle ne peut être mise en application puisque les décrets n’ont pas été votés. D’autre part, nous avons fait remarquer que faire glisser le débat qui portait sur la protection des locataires vers une protection des investisseurs ne nous semblait pas justifié. Il n’est qu’à regarder le nombre de chantiers dans la ville.

Nous avons proposé au Conseil Municipal de prendre une mesure en faveur du pouvoir d’achat des locataires, de donner un peu d’air aux budgets des ménages modestes et moyens. Cette occasion a été manquée et nous le regrettons.

 

JUILLET 2014

 

MOBILISONS NOUS POUR UN AIR PUR SUR LA REGION ANNECIENNE

Le 8 mai 2014, l’O.M.S publiait une étude dans laquelle Annecy apparaît comme la 2ème ville la polluée de France. Ce titre diffusé dans la presse aurait mérité la précision : « Aux particules fines 2,5 µ ». Cette information a pris les pouvoirs publics locaux de court. Ils ont organisé à la hâte le 2 juin dernier un débat public sur la question. Débat au cours duquel  le Préfet de Haute-Savoie remettait en cause la « robustesse» de l’étude. Précisons que l’OMS ne dispose pas de ses propres appareils de mesure et utilise ceux d’Air Rhône Alpes, ceux-là même que l’on utilise pour mesurer la pollution ici. Alors oui effectivement, l’année 2011 sur laquelle repose l’étude de l’OMS, était particulièrement mauvaise, mais rappelons qu’à la fin 2013, entre le 1er et le 17 décembre 2013, l’air sur le bassin a dépassé les normes européennes durant 14 jours alors que l’Europe « n’autorise » que 35 jours dans l’année. Plus globalement, les jours où l’air est mauvais augmentent depuis 2010 (mesures sur Loverchy et Novel).

LES PARTICULES FINES

sont des particules solides ou liquides en suspension dans l’air. Elles transportent des métaux toxiques ou des hydrocarbures.

Elles provoquent des irritations des voies respiratoires et augmentent les risques cardiaques. Certaines sont cancérigènes.

(Air Rhône-Alpes)

Aujourd’hui la majorité prétend s’inscrire dans la continuité de ses prédécesseurs à qui nous devons :

  • le sauvetage du lac pollué
  • la reconquête publique de toutes les rives annéciennes du lac

Mais l’urbanisation galopante dans le bassin annécien depuis une dizaine d’années et le développement insuffisant des transports publics ont entraîné une explosion de la circulation automobile en ville et dans les communes de l’agglomération.

Tout le monde, motorisé ou non souffre de l’excès du trafic, des ralentissements et des embouteillages, systématiques aux heures de pointe (matin et soir) et lors des périodes de forte fréquentation touristique (grands ponts, vacances de février et pâques, mois de juin/juillet/aout).

Emission de particules fines : qui sont les responsables ?

OUI la circulation automobile est responsable du tiers des émissions de particules fines et de 70% des émissions d’oxyde d’azote. Le Diesel en est le principal responsable). Elle étouffe totalement l’agglomération. Les seuils de dépassement admis par l’Organisation Mondiale de la Santé ont été franchis 173 fois depuis le 1er janvier 2010.

Des solutions existent, c’est une question de volonté politique

A titre d’exemple, la voiture représente jusqu’à 90 % des modes de déplacement sur les rives du lac. Le projet de tunnel sous le Semnoz très coûteux,  va augmenter à terme ce trafic routier pour le faire passer de 1900 véhicules par heure à 2600 véhicules (Source FNAUT). Et ce n’est pas le BHNS tel que mis en place, qui va résoudre ce problème d’engorgement puisque seulement 13% du trafic s’y reporterait.

IL FAUT sortir rapidement de la politique du tout voiture qui est actuellement suivie, les prétendus efforts en direction des transports en commun et des modes de doux n’étant en aucun cas structurants.

IL FAUT renoncer à percer un tunnel sous le Semnoz qui renforcera encore l’emprise automobile.

IL FAUT engager une vaste concertation et organiser un « Grenelle local des Transports » pour parvenir à un programme de transports publics performant, innovant, audacieux et attractif qui vise à répartir les déplacements avec 1/3 voiture – 1/3 transport en commun – 1/3 mode doux à horizon 2030.

IL FAUT mettre en place une politique dynamique et volontariste d’encouragement à la maîtrise des énergies et à l’isolation des bâtiments.

ANNECY la belle endormie des Alpes ne doit plus rester à la traîne, elle doit devenir le modèle des villes vertueuses en donnant l’exemple.

 

 

 

 

Laissez un commentaire

Remonter