CONTRE LA DESTRUCTION DE L’OCÉAN ET LA DISPARITION DES PÊCHEURS ARTISANS

Le 6 novembre 2018 à Bruxelles, BLOOM a organisé une conférence de presse au Parlement européen dans le cadre de sa campagne pour l’interdiction de la pêche électrique. De gauche à droite: Tom Appleby (Directeur des affaires juridiques chez Blue Marine Foundation), Frédéric Le Manach (Directeur scientifique chez BLOOM), Yannick Jadot (député européen Europe Ecologie les Verts), Younous Omarjee (député européen Gauche Unitaire Européenne), Claire Nouvian (Fondatrice de BLOOM), Michel Morin (chercheur associé au Centre de droit maritime et océanique de Nantes) et John Flack (député européen Conservateurs et Réformistes Européens).

 C’était il y a un an. BLOOM portait plainte auprès de la Commission européenne contre les Pays-Bas, coupables d’avoir obtenu de manière illégale des licences pour pratiquer la pêche électrique à grande échelle.

La Commission européenne disposait d’un an pour répondre à notre requête. Elle ne l’a pas fait. En refusant d’instruire la plainte de BLOOM, la Commission nuit gravement au bon déroulement des négociations européennes sur l’avenir de la pêche électrique qui s’orientent vers une reconduction illégitime de cette pratique.

BLOOM a donc saisi la Médiatrice européenne, Emily O’Reilly, chargée d’arbitrer les cas de mauvaise administration des institutions européennes, de transparence et d’éthique, pour constater les graves manquements administratifs de la Commission européenne, qui mènent à la faillite les pêcheurs côtiers autour de la Mer du Nord.

BLOOM a également révélé que ce développement illégal de la pêche électrique a été massivement subventionné par les contribuables européens.

Au moins 21,5 millions d’euros de subventions publiques ont été alloués au développement de la pêche électrique aux Pays-Bas depuis 2007, dont 2,7 millions d’euros qui ont servi à développer une méthode de pêche explicitement prohibée par la loi.

L’utilisation de nos impôts doit faire l’objet d’une publication transparente. L’Union européenne a établi des règles pour cela. Pour savoir comment notre argent est utilisé, il faut d’abord se battre contre un mur d’opacité.

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